A la STIB, conducteur rime aussi avec conductrice
A la STIB, les femmes se comptent presque sur les doigts d’une main. Surtout à la conduite où elles représentent à peine 4 %. Pour inciter ces dames à postuler, la STIB a pu compter sur trois de ces conductrices, qui se sont transformées en vedette du petit écran, le temps du tournage d’un spot TV.
« Il est plus que temps que les femmes considèrent qu’être conducteur à la STIB, c’est aussi être conductrice», souligne Annick Dieu, en charge de la Corporate Social Responsability. « L’un des objectifs du plan diversité de la STIB est précisément d’augmenter ce pourcentage de manière significative pour arriver à 9% en 2012 et 15% en 2015. »
Quels sont les freins qui empêchent jusqu’à présent les femmes de postuler à la STIB ? « Le frein principal, c’est l’image du métier », souligne Annick Dieu. « Conduire un bus, un tram ou un métro est en effet encore considéré comme un métier d’homme. Or la conduite est avant tout un métier de service, qui demande de la responsabilité plus que de la technique. »
Pour changer cette image et augmenter le nombre de cv de femmes qui entrent au centre de recrutement, la STIB a tourné un spot TV, actuellement diffusé sur les chaînes régionales Télé-Bruxelles et TV-Brussel. Pour ce spot, la STIB a suivi la philosophie de sa campagne « We are the STIB » et a fait appel à trois de ses conductrices.
« Il y a plein de métiers qui étaient des métiers d’hommes et qui sont aujourd’hui exercés par des femmes, constate Gabrielle, l’une des conductrice - actrice. Elles y excellent même parfois par rapport aux hommes. Les femmes ne conduisaient pas de voiture. Et puis un jour, elles s’y sont mises. Conduire un bus, ce n’est pas plus difficile. Je dirais même que c’est plus facile ! »





